De
nombreuses études et observations ont permis de mieux
saisir la façon d’aborder les adultes peu alphabétisés
en vue de leur faire connaître les services de formation.
- Ces
personnes préfèrent qu’on évite
de recourir à une personne qui éprouve de
la difficulté à lire dans une annonce radiophonique
(ou un témoignage), car ce type d’annonce met
trop en évidence leur problème. L’annonce
devrait plutôt démontrer les bienfaits de l’alphabétisation.
- Elles
aiment particulièrement qu’on mentionne qu’il
n’y a pas de gêne à téléphoner.
- Elles
n’aiment pas les métaphores; elles préfèrent
un langage de premier niveau.
- Elles
veulent que le visuel parle par lui-même et soit en
lien direct avec ce qui est dit.
- Elles
désirent qu’on démontre ce qui se passe
dans les cours d’alphabétisation et les résultats
qui en découlent. Ne pas connaître ces renseignements
les empêche de s’inscrire.
- Elles
n’aiment pas les mots alpha, analphabète,
alphabétisation.
- Elles
aiment qu’une annonce paraisse pendant plusieurs semaines.
- Elles
ont plus de facilité à décoder les
numéros de téléphone en chiffres
qu’en lettres (comme 1 888 INFO).
- Plusieurs
apprécient la mention « soutien à
l’enfant » dans la mesure où la voix
ou le personnage qui parle a un ton direct et dégage
une certaine assurance.
- Elles
apprécient les mentions du genre « Faites comme
3 000 adultes de la région », qui leur font
prendre conscience de la dimension du problème et
de la popularité des cours. Elles sentent ainsi qu’elles
ne sont pas les seules à vivre cette difficulté.
- Elles
aiment entendre parler des bienfaits de l’alphabétisation
sur les plans personnel et familial, et en ce qui a trait
au travail (meilleures chances de trouver un emploi ou de
le conserver).
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